AUTOBIOGRAPHIE LILLY

Depuis ma plus tendre enfance j’ai toujours été passionnée d’art. Entre théâtre, danse et principalement musique, chaque année  je vivais mes passions intensément entre mes cours de musique, de théâtre (en ayant meme passé mon bac avec l’option théâtre), et de danse, j’ai commencé petite avec des cours de danse classique puis moderne; puis vers l’adolescence des cours de danse hiphop et ragga-dancehall. Née de deux parents musiciens, ma mère, professeure de piano classique au Conservatoire Jacques Juteau à Ermont, et mon père, éducateur spécialisé, mais guitariste et chanteur funk – jazz pour le plaisir, depuis toute petite j’étais bercée aux notes de musique.

Je me souviens que ma mère m’emmenait avec elle cours en cours, je faisais des coloriages sagement, puis un peu plus grande mes devoirs dans un coin pendant qu’elle donnait ses leçons. Lors de ses concerts je me jouais dans les rideaux rouges du théâtre Pierre Fresnay quand elle répétait. Je connaissais tous ses collègues et élèves, j’adorais jouer au conservatoire, où de part et d’autre on entendant du violon, de la flûte, du piano… Il y avait une grande salle de danse avec une énorme fenêtre vitrée qui faisait la largeur de la salle et qui donnait dans un espace verdoyant du conservatoire, de l’extérieur j’adorais me mettre sur la pointe des pieds, m’attraper au rebords avec mes petites mains, et admirer les danseuses qui s’entrainaient dans leur joli tutu rose… J’étais devenue amie avec la fille d’une collègue de maman, Dominique, qui était aussi ma professeure en chorale. Diane et moi nous retrouvions toujours lors des réunions et pots de fin d’année entre professeurs. Nous arpentions le conservatoire, nous enfermions dans les salles de classe, je me souviens d’un vieux walkman jaune que j’avais et nous écoutions les cassettes audio de Mariah Carey ou Whitney Houston… Depuis toute petite j’ai grandi dans ce conservatoire, en y prenant chaque année des cours de solfège, piano, et en participant à la chorale.
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Du côté de mon père, il s’était installé un petit studio musique dans un vieux cagibi là où nous habitions, il y passait des heures et des heures, je me souviens de ce petit espace, tapissé de moquette, avec sa collection de pin’s sur le mur, je me faufilais, écoutais et il me faisait souvent chanter son répertoire, du Kool and the Gangs en passant par Steevie Wonder, ou encore George Benson. Il adorait Mariah Carey et me faisait souvent chanter ses inchantables je me souviens notamment de « Without you » que j’essayais de fredonner, on s’amusait aussi à essayer les sifflets que fait souvent Mariah Carey dans ses chansons… Puis il a monté un groupe de musique « HeavyDance », dans lequel maman était pianiste et choriste, il avait un batteur, un bassiste, lui à la guitare et chanteur, il avait aussi une chanteuse et une autre choriste, j’assistais aussi à toutes leurs répétions…
Tout cela sont des longues heures où j’étais la plupart du temps seule étant enfant unique, mais dans ma bulle de musique, j’adorais cela et construisais peu à peu mon petit monde artistique.
Du côté de maman, qui est née à Aix en Provence, et qui a grandi dans le Vaucluse, ma famille baigne aussi dans la musique. Dans un registre classique, j’ai deux tata, Hélène professeure de piano et Julia professeure de violon et mes grands parents étaient chanteurs d’opéra lorsqu’ils étaient jeunes, et sont toujours restés de grands passionnés d’opéra. Chaque fois que nous descendons les voir, nous regardons toujours des opéras, des représentations et emissions qu’ils enregistrent, jai souvenir de retransmission TV depuis les arènes d’Orange où chaque année je découvre plein d’artistes lyriques différents… Du coup depuis toute petite je m’amuse à chanter des airs d’opéra et à imiter les chanteuses que je voyais, de l’air de la Reine de la Nuit dans La Flûte Enchantée de Mozart ou aux airs principaux de Violetta, dans la Traviata de Verdi qui est d’ailleurs mon opéra préféré et notamment la version film avec Teresa Stratas et Placido Domingo, l’opéra a une grande place dans ma passion musicale.

Voici à peu près dans quelle ambiance et dans quelle univers je suis arrivée dans ce monde et dans lequel j’ai grandi; très tôt je me suis mise à chanter, à l’école primaire je me souviens qu’avec mes deux copines Amélie et Clara nous adorions Céline Dion, notamment son album « D’eux » et avec l’accord des maitresses, dans nos classes respectives, nous prenions un poste radio lecteur CD et chantions de classe en classe quasiment tout l’album avec le petit livret de paroles qui était dans l’album que j’ai toujours d’ailleurs dans un état pas possible mais que j’ai précieusement gardé.
Pour mon parcours, mes parents ont toujours mis un point d’honneur sur ma scolarité et mes études, et m’ont toujours dit « valide un diplôme et après tu as carte blanche tu fais ce que que tu veux », je me souviens quand meme pendant ma dernière année de lycée avoir passé une audition pour rentrer à l’AID, cette école s’appelait comme ça à l’époque (Académie internationale de Dance de Nicole Chirpaz), avec en plus des cours de théâtre et de chant, j’avais été sélectionnée mais à cette époque nous n’avions pas les sous, et je passais à peine mon BAC, mes parents souhaitaient que j’ai un autre diplôme. Je me suis donc consacrée aux études, mais en accordant toujours du temps à ma passion, dailleurs, après mon bac j’ai fait une année à la fac en LEA (Langues Etrangères Appliquées Anglais/Espagnol option Italien) dans laquelle j’ai rencontré Henri, mon meilleur ami qui lui était batteur et beatmaker, c’est un des premiers avec qui j’ai vraiment travaillé et commencé à composer et commencer à me mettre dans la peau d’une chanteuse avec un nom d’artiste (j’avais choisi « Sacha » en hommage à ma meilleure amie), nous passions de longues heures dans ma chambre à créer des sons avec nos moyens du bord, je me souviens de son casque jaune et vert, on enregistrait avec Audacity, il avait ses prods sur FruityLoop, on avait du piano que j’avais joué et enregistré avec un téléphone portable, c’était vraiment à la roots mais nous avons passé des moments inoubliables. J’ai dit un des premiers car, à cette époque et même un peu avant courant 2005 – 2006, j’avais commencé à composer et à écrire des chansons avec mon Papa, en mode guitare/voix il est le premier avec qui j’ai créé mes premières chansons.
Ma toute première expérience en « studio d’enregistrement » c’était avec un collectif de rappeurs le « Cartel Black City » des mecs de Bois-Colombes qui avaient créé leur studio dans une cave dans une cité, ça tisait, fumait, mais il y avait une super ambiance, c’est flippant de prime abords quand tu es une jeune fille, que tu as 5 types qui t’accompagnent dans une cave ghetto, mais ils étaient tous là au service le la musique, des mecs qui ont trouvé leur passion dans la prod et le rap, j’y suis allée deux fois, et c’est là que pour la première fois j’ai commencé à enregistrer « Stranger » une prod d’Henri avec la participation de Katana, rappeur du collectif CBC. Les choses ont fait que nous n’avons jamais terminé le son mais j’en garde un super souvenir.
A cette meme époque j’ai rencontré Ousseynou dit OUZ’ONE, beatmaker avec qui j’avais aussi collaboré quelques temps sur des musiques qu’il créait et avec qui nous avions commencé un travail de mélange de genres, j’avais envie d’une prod mélangeant le classique et le hiphop et j’avais choisi un morceau de Johanne Brahms c’était très intéressant, nous n’avons pas poursuivi faute de temps mais c’est un travail et un concept qui m’inspire toujours autant.

Ensuite un jour, Henri qui suivait des cours à la SAE, m’appelle une après midi et me dit « July faut absolument que tu viennes à la SAE il y a un casting, ils recherchent des beatmakers et des chanteuses pour un rappeur, moi je passe le cast, viens dès que tu peux ». Ce jour là après mon travail j’ai filé à la Plaine Saint Denis, j’ai rejoins Henri qui passait le cast, il y avait beaucoup beaucoup de monde et j’ai pris mon ticket pour passer l’audition. Henri n’a pas pu rester jusqu’au bout, du coup je me suis installée dans un coin tranquillement attendant mon cours. L’audition n’a pas été concluante pour moi mais j’ai retenu l’attention d’un des membres du jury qui m’a demandé si je pouvais attendre la fin des auditions pour qu’on puisse parler.
C’était un professeur de l’école appelé Zo’. Il recherchait une chanteuse pour poser sur ses prods, très vite je me suis mise à travailler avec lui et avons passé de supers moments, il avait un grand et superbe studio chez lui, il mettait ses prods, et ensemble on composait et écrivait des refrains. C’étaient des sons qu’il souhaitait envoyer à des rappeurs avec qui il bossait aux Etats-Unis. En parallèle je passais mon BTS et du coup n’ai plus eu trop le temps de continuer mes projets avec lui à mon grand regret. Ceci dit nous nous sommes toujours donné des nouvelles et une collaboration future sur un titre et plus si affinité devrait peut être se faire, au moins un titre pour rendre hommage et fixer nos longues heures de travail passées en 2009 !

Cette période là donc 2010-2011, je suis aussi rentrée dans un travail où je voulais fixer et enregistrer quelques compositions que j’avais fait piano/voix et je ne sais plus comment, mais je me suis retrouvée dans un studio à Montmagny à enregistrer avec un piano quart de queue, avec de vrais logiciels comme Protools ahah et pour cette première expérience Henri m’avait accompagnée. J’y suis allée peut être 3-4 fois pour fixer mon travail du moment.
Fin 2011 je VALIDE MON BTS, donc le marché avec mes parents étant respecté je décide de me consacrer pleinement à la musique ! Rentrée 2011-2012 je rentre à l’ÉCOLE ATLA, École des musiques actuelles à Pigalles, dans laquelle je suis la formation professionnelle CIMA, Chanteur Interprète des Musiques Actuelles dirigée par Guillaume Coignard, coach et professeur de chant, financée par ma petite maman, qui suite à la revente de notre maison quand mes parents se sont séparés (life is life), a pu avoir un peu d’argent de côté et m’offrir mon année dans cette école de musique !
Quand j’y repense cette année a été vraiment une année très importante dans ma vie, elle a été une année pivot, un tremplin dans laquelle jai appris tellement de choses, où j’ai pu à 100% être dans un travail musical, je me levais le matin pour aller chanter, et c’est cette année où j’ai fait mes plus belles rencontres voire la plus belle rencontre… (à suivre). Durant cette année j’ai eu des cours de Théorie-Harmonie, Piano, Professionnalisme, Rythme, Analyse musicale, Chant avec Guillaume Coignard, Interprétation et Théâtre avec Cyril Romoli, et Projet de Scène avec José Redondo. Il y avait des jams session organisées tous les mercredis et jeudis soirs, ca jouait, chantait dans les couloirs, il y avait vraiment une super ambiance.
C’est un lundi 16 janvier 2012 vers les 15H pour ne pas être précise, que j’ai rencontré Pâris. J’avais rdv avec un élève de l’école pour faire un peu de musique entre 2 cours, c’est dans le hall de l’école, pas loin de la machine à café que j’ai croisé son regard. Et coincidence nous nous sommes retrouvés 5 min plus tard dans la même salle de travail Woodstock, il était avec un saxophoniste et moi j’étais au piano en train de jouer une de mes compos, le saxophoniste à improviser quelques notes sur mon morceau c’était vraiment sympa et un chouette moment, je les ai remercier au loin. Ce nest que le jeudi qui suivait que j’ai revu Pâris, je répétais dans la cuisine de l’école, et il est arrivé lui aussi entre 2 cours, c’est là que nous avons vraiment fait connaissance. Tout a été très évident, je lui parlais comme si je le connaissais depuis longtemps, nous nous sommes raconter un peu nos vies, il m’a dit qu’il était professeur de chant, qu’il était à ATLA pour une formation de régisseur et technicien de plateau, qu’il avait une petite association avec des chanteuses sur Mantes la Jolie, et là coincidence de fou, je lui ai dit que j’avais une copine qui habitait Mantes, je lui nomme son nom comme ça de manière impromptue et lui me dit « Non tu plaisantes, sa petite soeur Harmia, fait partie de mon groupe c’est l’une de mes meilleures chanteuses ! » A partir de ce moment là une vraie connection s’est faite, on avait envie de travailler et passer du temps ensemble, un jour je suis arrivée avec deux accords au piano que j’avais appris et que je trouvais magnifiques, on s’est retrouvé à Nashville une salle de classe et ça l’a inspiré de suite et il a commencé à écrire et composé une chanson, un duo… c’est « Behind the words »… nous nous retrouvions tôt le matin avant nos cours respectifs, à la pause déj, entre 2 cours ou après nos cours, nous passions de moments incroyables où on apprenait à se connaitre autour de la musique, tout était assez évident pour moi. Il m’a proposé de venir voir un peu ce qu’il faisait dans son asso Le Laboratoire des arts, tous les dimanches à mantes la jolie.
Je suis venue un dimanche et puis de temps un autre dimanche, puis finalement tous les dimanches ! En fait j’y ai découvert un groupe de chanteuses, toutes différentes les unes que les autres mais toutes avec des voix incroyables, j’appréhendais avant de m’engager avec elles le côté groupe qui plus est, de filles, mais dès le premier jour elles ont fait preuve d’une telle bienveillance et simplicité, que jai senti qu’il se passait quelque chose de beau et de différent dans ce labo. L’endroit d’extérieur ne payait pas de mine, on y accédait par une sorte de garage à la peinture écaillé, on montait les escaliers, on se retrouvait dans un hall avec des chaises déparayées et des magasines, en faite une salle d’attente, une porte en bois avec un écriteau « Le Laboratoire des arts… Quand on cherche on trouve! » et… quand tu ouvrais, tu arrivais dans un énorme loft, lumineux, des fauteuils rouges, une cuisine américaine, de l’autre côté une dizaine de tabourets de bar, un piano et un micro, c’était vraiment un endroit improbable dans lequel il y avait une super énergie et où on sentait un dur travail de fourmis qui s’y faisait. Tous les dimanches les filles, dirigées par Pâris, passaient facilement 5-6 heures voire plus à bosser, à chanter, à faire de la zic, à répéter, à analyser, à kiffer !

C’est comme ça qu’a commencé mon travail avec le Labo, Pâris croyait en moi, m’a très vite intégrée dans son travail, je me suis aussi très vite investie et avais vraiment envie de donner de mon énergie et de mon savoir faire pour l’aider dans son projet, j’ai été présidente de l’association et ayant entre temps en 2013 2014 validé avec mention une licence en Communication culturelle et Multimédia, j’ai mis et je mets tout ce que j’ai appris au service de nos projets. Voilà maintenant 5 ans que Pâris me suit, me forme. A la fois mon professeur de chant, mon coach, mon manager, mon producteur, mon compositeur, mon auteur… c’est avec lui que j’ai vraiment crée mon identité artistique, là où je me cherchais il a su m’orienter, me guider; après de nombreuses discussions et réflexions, c’est avec lui que nous avons décidé de mon nom d’artiste Lilly Formosa, ça nous a paru ensuite logique « lilly » surnom que me donnait mon père, « Formosa » nom de jeune fille de ma mère, enfant métisse je rends ainsi hommage à mes parents que j’aime le plus au monde.
Pâris & Lilly ce sont des heures et des heures de travail, de recherche, de création, de coaching, d’apprentissage, de construction, de déplacements, de mésententes aussi parfois mais toujours solvée par la bienveillance, l’abnégation et l’amour de notre travail. Le Laboratoire des Arts, puis Pâris Prod Experience en parallèle, deux structures que Pâris a créée, dans lesquelles je m’épanouie, dans lesquelles je me forme et me professionnalise jour après jour.
Ma mère a aussi eu un rôle clé et décisif dans mon parcours, lorsqu’elle même a sorti son premier album « SANS LE DIRE… », toute seule en s’autoproduisant, et en faisant appel à Pâris pour la direction artistique des noms et titres de son album, elle a recherché et a trouvé un studio, le Studio 7èmeCiel, qui est aujourd’hui notre partenaire; avec un piano quart de queue YAMAHA, ils ont enregistré, mixé, masterisé, envoyé en pressage et livré le produit ! Elle m’a montré que c’était possible, qu’avec la perseverance, l’économie, et la passion, nous pouvions nous même faire exister notre projet. Elle m’a ouvert le chemin et aujourd’hui avec tout le travail accompli avec Pâris et le collectif Looking for soul, qui n’est autre que le rassemblement de toutes ses voix féminines modelées et formées par Pâris au Labo, j’ai la chance d’avoir mon premier single de sorti « One man one shot », avec des musiciens, un arrangement et un travail réalisé en studio au top et au delà de ce que je pouvais imaginer. Titre choisi pour une première sortie avec bien sûr la réflexion et l’analyse de Pâris, mais aussi sous les conseils d’Irma, grande chanteuse camerounaise à tournée internationnale, que Pâris coache, qui a gentiment dit que ce morceau serait un bon morceau de présentation pour une première écoute et découverte de mon univers. One man one shot est déjà passé en radio et a été diffusé dans un célèbre club parisien, nous sommes en pleine  préparation de l’album  qui sortira pour le printemps prochain.
Autant dire que 2017 est une année charnière entre le Labo et PPE, elle sera une année placée sous le travail promotionnel et la création artistique, tout en continuant d’apprendre encore et encore la musique et la technique vocale, qui sont des disciplines indispensables, et dans lesquelles il y a toujours à apprendre pour être je crois un bon chanteur. A SUIVRE 🙂